La chapelle de la Salette et le Gibloux

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La Salette est un pèlerinage dans les Alpes du Dauphiné, situé à près de 1800 m d’altitude. Dans cet itinéraire, nous n’allons pas aller jusque là-bas ni monter si haut, mais nous visiterons une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Salette au pied d’une modeste sommité fribourgeoise, le Mont-Gibloux (carte).

Vuisternens-en-Ogoz est un village qui grimpe (779 m au giratoire du bas où se trouve l’arrêt de bus, 833 m en haut du village). Après une visite à l’église Saint-Jean-l’Evangéliste, réputée par ses orgues baroques venues de la collégiale de Neuchâtel, nous ne suivons pas l’itinéraire balisé par lequel nous reviendrons au retour, mais nous montons la rue principale en direction de Villarlod. Après l’arrêt de bus du haut et une croix en fer forgé, nous tournons à gauche pour le Verné. Rapidement, un panneau indique la chapelle Notre-Dame de la Salette. Nous longeons la route qui mène jusqu’aux forêts du Gibloux, passant devant le quartier neuf du Verné. La chapelle se trouve à la lisière de la forêt (910 m).

La chapelle de la Salette doit son origine au curé de Vuisternens Eugène Picard, qui appartenait à la congrégation des Missionnaires de la Salette. Elle fut inaugurée en 1952.

 

Derrière l’édifice se dressent, restaurées, de belles statues illustrant les événements de la Salette, qui eurent lieu le 19 septembre 1846. Deux petits bergers, Mélanie et Maximin, découvrent une dame richement vêtue, avec une croix sur la poitrine, qui pleure.

Deux petits bergers, Mélanie et Maximin, découvrent une dame richement vêtue, avec une croix sur la poitrine, qui pleure. Ils discutent avec elle. Ensuite l’apparition remonte de quelques pas et disparaît. La dame vue par les deux bergers est bien sûr la Vierge Marie. Le message qu’elle délivre est sombre : Marie déclare qu’elle a de la peine à contenir le bras de son Fils, le monde ne respecte pas le jour du Seigneur et les gens blasphèment. Il est ainsi dans la misère mais pourrait connaître l’abondance s’il retrouve le chemin de la prière. Un jour où nous étions à la Salette en Dauphiné, nous avons entendu une explication suivant laquelle le bras du Seigneur était lourd non pas de menace mais de lassitude, de tristesse. C’est le bras de Jésus lourd sur la croix à cause du péché des humains.

 

Nous entrons dans la forêt et continuons sur la route goudronnée où l’on rejoint l’itinéraire balisé. Après un parc à véhicules, on suit toujours les marques jaunes jusqu’au lieu-dit le Crau-Gachet (984 m). Il s’agit alors de prendre l’itinéraire de gauche indiquant Sorens et Bulle. On reviendra par l’itinéraire de droite. Notre chemin longe durant un certain temps l’alpage de la Vuisterna. Au sommet de cet alpage (1060 m), là où un panneau informe sur les blocs erratiques de la région, nous tournons à gauche sur 50 mètres puis abandonnons les marques jaunes qui descendent et tournons à droite. En effet, il serait trop long d’emprunter l’itinéraire balisé puis de remonter une crête latérale pour gravir le Mont-Gibloux. Voilà pourquoi nous suivons la route nouvellement goudronnée qui mène sur 1,5 km au sommet du Gibloux (1205 m).

La sommité boisée du Gibloux est caractérisé par son antenne, accessible au public en temps normal. Lors de notre repérage, l’antenne était fermée, sans doute en raison de la pandémie. On se consolera en revenant de quelques pas pour visiter la fontaine à Catillon (panneau indicateur). Cette source fraîche, qui jaillit presque au sommet de la montagne, est très curieuse. On la lie à la pseudo-sorcière Catillon, une pauvre femme brûlée comme telle en 1731 à Fribourg. Elle connaissait bien la région du Gibloux.

Le retour à Vuisternens se fait par la crête du Gibloux (itinéraire 81 = « Fribourg en diagonale »), plus ou moins plat tout d’abord jusqu’à l’ancienne tour du Gibloux puis descendant de manière assez raide jusqu’au Crau-Gachet.

Depuis le Crau-Gachet, il faut suivre les indications jaunes. On retrouve sur 400 m notre itinéraire pour l’aller puis on le quitte en tournant à droite. Le chemin traverse la forêt, frôle une seconde et passe devant le stand de tir. On rejoint ensuite Vuisternens-en-Ogoz.

C’est donc une promenade en huit, une double boucle qu’on a accomplie. A la rigueur, on peut se contenter de la boucle inférieure. Dans ce cas, après la chapelle de Notre-Dame de Salette, il faut monter sur la route goudronnée sur un peu plus de 300 m, puis tourner à gauche et redescendre en direction du stand de tir.

 

Indications pratiques

Transports publics : bus sans changement Fribourg-Bulle ou Fribourg-Romont, arrêt à Vuisternens-en-Ogoz, croisée.

Parking : en dessus de l’église de Vuisternens-en-Ogoz.

Itinéraire en double boucle par le sommet du Gibloux (depuis arrêt Vuisternens-en-Ogoz, croisée) : 9,6 km, 2h55. 

Petite boucle : 4,2 km, 1h10.

Les itinéraires sont un peu plus courts si on descend, pour l’aller, à Vuisternens-en-Ogoz, Le Haut (uniquement avec le bus Fribourg-Romont) ou si l’on parque sa voiture en dessus de l’église.