Après l’excursion qui nous a fait crapahuter dans le vallon des Vaux, nous resterons modestes avec cet itinéraire d’un peu plus d’une heure en tout. Ce ne sera pas un circuit, mais un aller-retour à une chapelle qui semble méconnue du public. C’est bien dommage, car on y bénéficie d’une très belle vue sur la Gruyère. La chapelle n’est pas inscrite comme telle sur la carte. Elle se trouve au-dessus de Vaulruz, non loin de la ferme des Arziliers.
Depuis l’arrêt de bus près de la gare de Vaulruz-Nord ou le parc à véhicules, nous rejoignons l’église de Vaulruz (prononcer : Vôru). Dédiée à sainte Marguerite d’Antioche, elle a été construite en 1812-1814. Auparavant, l’église paroissiale était placée en contrebas, tout près du calvaire que l’on voit depuis le cimetière. Sainte Marguerite d’Antioche est une sainte sauroctone (= tueuse de dragon). Retenons le mot. Cela impressionne si on le place dans une conversation. Mais les circonstances sont assez rares pour le faire !
Depuis l’arrêt de bus près de la gare de Vaulruz-Nord ou le parc à véhicules, nous rejoignons l’église de Vaulruz (prononcer : Vôru). Dédiée à sainte Marguerite d’Antioche, elle a été construite en 1812-1814. Auparavant, l’église paroissiale était placée en contrebas, tout près du calvaire que l’on voit depuis le cimetière. Sainte Marguerite d’Antioche est une sainte sauroctone (= tueuse de dragon). Retenons le mot. Cela impressionne si on le place dans une conversation. Mais les circonstances sont assez rares pour le faire !
Juste en dessus de l’église, voici le château médiéval de Vaulruz. Mentionnée au XIIe siècle, la seigneurie de Vaulruz est acquise en 1316 par Louis II de Savoie, baron de Vaud, puis elle revient au comte de Savoie qui l’inféode à une famille de la Maurienne. Au XIVe siècle, Vaulruz était une ville, mais la concurrence de Bulle et Romont fut trop forte. Elle devint ensuite le centre d’un petit bailliage fribourgeois qui comprenait la région de Sâles également.
Notre itinéraire est balisé. Depuis le château, on suit un chemin qui monte plus ou moins en ligne droite, en passant par quelques fermes et habitations. Il y aura deux contours à la fin seulement, vers la ferme des Arziliers. Le dénivelé n’est pas insurmontable : 826 m à la gare, 960 m environ à la chapelle.
Les habitations au milieu de notre chemin s’appellent Les Molettes et nous voyons sur un replat, à droite du premier contour, la grande ferme du Pra-des-Molettes. La région des Molettes était jadis propriété des moines prémontrés d’Humilimont, derrière Marsens. Une chapelle, construite par leur soin, existait aux Molettes en 1227, mais elle a disparu. D’après le témoignage d’un ressortissant de la commune, elle devait se dresser sur notre gauche en montant, vers la cote 900 m. En face, il y avait un ancien cimetière. Lors de la procession des rogations, les paroissiens s’arrêtaient à cet endroit et l’on chantait le Libera me en faveur des défunts.
La chapelle de la Verguena est le but de notre promenade-pèlerinage. Elle se trouve à l’entrée de la petite forêt du même nom. Elle était d’ailleurs dans la forêt avant son déplacement à la lisière, à la reconstruction de 1965. Nous ignorons son emplacement antérieur exact car elle n’apparaît pas sur les anciennes cartes.
L’histoire de la chapelle s’origine dans une guérison miraculeuse. Une enfant qui cueillait des baies dans le bois se sentit soudain paralysée par des souffrances aiguës. Elle invoqua Marie et put à nouveau bouger. Une image de la Vierge fut placée en reconnaissance, qui devint un oratoire en 1880. En 1916, l’oratoire est rénové puis, comme nous l’avons dit, la chapelle est reconstruite à l’orée de la forêt.
La chapelle de la Verguena est assez spacieuse. Elle n’a de murs que sur trois côtés, et demeure donc ouverte pour chacun, en tout temps. Une belle statue de la Vierge à l’Enfant orne le chœur. Des ex-voto montrent que c’est un lieu de pèlerinage. Les vitraux sont de Yoki, tout comme ceux de l’église paroissiale.
Nous redescendons par le même chemin, en bénéficiant d’un paysage très étendu sur les montagnes de la Gruyère, la plaine de Bulle, la masse imposante du Moléson-Teysachaux avec devant elle les forêts du bassin de la Trême. Il ne faut pas oublier non plus la contrée de Sâles et les hauts de La Joux-Sommentier. On voit également le Jura et quelques montagnes du Chablais. Notons enfin que depuis l’église de Vaulruz on distingue un glacier au-delà du col du Jaun. Il doit s’agir de la Jungfrau.
Informations pratiques
Transports publics : bus Romont-Bulle, arrêt à Vaulruz-Nord, gare.
Parking : tout près de l’église, à gauche en montant.
Distance : 4,1 km.
Durée : 1h10.